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02/07/2017

L’éviction de René Revol de sa vice présidence à la métropole est-elle justifiée ?

Sauf revirement de dernière minute, René Revol  ne devrait plus être, avec 6 autres de ses collègues,  vice président à l’issue du conseil de métropole extraordinaire du 5 juillet prochain.

La principale raison, évoquée initialement, mise en avant et vigoureusement combattue par René Revol résulte du refus du maire de Grabels (et de ses 6 autres collègues VP) de rejoindre le groupe des macronistes et apparentés au sein du conseil de métropole que le président Saurel entend mettre en place.

Pour René Revol, d’autres raisons plus profondes expliquent cette mise à l’écart : le président Saurel mentionne , comme cela est rapporté ce matin dans Midi libre, le fait que René Revol  fasse un procès à la métropole contre l’implantation de la gare de la Mogère. René Revol’ a contesté le partenariat public privé (dans lequel figure la métropole de Montpellier), chargé de financer la construction de la gare. René Revol  a été débouté lors du premier jugement mais il a annoncé qu’il allait faire appel. Même si le maire de Grabels  va sans doute mettre en avant le fait qu’il conteste ce montage à titre personnel et non en tant que vice président (argument spécieux, il ne pouvait évidemment pas se parer de sa qualité de vice président pour contester le montage soutenu par le président de la métropole), c’est sans soute un fait sans précédent : un vice président, qui, de mémoire,  ne s’est jamais prononcé, en sa qualité d’élu métropolitain,  CONTRE une délibération, , ayant pour objet , de près ou de loin , à la  gare de la Mogère et qui, parallèlement, conteste au tribunal le montage financier de ce projet (au passage on « appréciera » le courage ( !) politique de notre maire).

Quand Philippe Saurel déclare (cf Midi Libre) : «  comment voulez vous que je conserve un vice président qui fait un procès à la métropole, et qui fait appel du jugement en sa défaveur ? », objectivement difficile de lui donner tort : la gare de la Mogère (et son aménagement urbain périphérique) est  un des projets phare de la métropole. Que René Revol le conteste c’est évidemment son droit : mais dans ce cas, il aurait du en tirer les conséquences et refuser ou démissionner depuis bien longtemps de son poste de Vice président.

Télécharger l'article de Midi Libre de ce jour : 2017-07-02-Grisette.pdf

René Revol se comporte vis-à-vis de la gare de la Mogère comme il l’a fait vis-à-vis de la création de la métropole : quand il s’agit de voter sur ces sujets en conseil de métropole, il ne s’oppose pas : il n’a jamais en tant que  conseiller d’agglo, voté contre la transformation de l’agglo en métropole,( il s’est abstenu) ; et par derrière, il s’arrange pour montrer à son électoral (et à le faire savoir) qu’il s’y oppose : il a fait voter son conseil  municipal sur ce point qui , heureux hasard, s’est prononcé en 2014 contre la métropole. Lors de la précédente mandature, en 2012, il avait déjà fait le même coup disant partout qu’il était contre la hausse de la taxe d’habitation d’agglo, voulue par JP Moure,  alors que, absent du conseil ou ce point était voté, il avait laissé son suppléant  (Richard Campos, décédé depuis) lire un texte, préparé à l’avance, expliquant l’abstention de la ville de Grabels. Les grabellois avisés n’ont pas été dupes de ce double jeu.

Philippe Saurel évoque, dans la Gazette de Montpellier, une autre raison de la mise à l’écart de René Revol  de son poste de Vice président : sa crainte que la Régie des eaux, présidée par René Revol  se « transforme en base arrière du mouvement mélenchoniste (un audit étudiera les embauches réalisées par la régie) ou tout au moins soit utilisée comme argument électoral pour les prochaines échéances municipales ».

Gazette MPL-29 juin 2017-2.jpg

Le président de la métropole semble découvrir la lune : les grabellois savent depuis longtemps, grâce à Midi Libre, comment René Revol a utilisé la régie des eaux pour « recaser » au sien de cette régie, une ancienne dirigeante du parti de Gauche, très très proche de Jean Luc Mélenchon : Pascale Le Néouannic, puisque c’est elle dont il s’agit, avait dans un premier temps été embauchée en  novembre 2014  à la mairie de Grabels pour « faciliter le passage en métropole ». Les finances communales étant déjà dégradées, c’est donc tout « naturellement » que cette attachée territoriale, offsetiste de métier,  conseillère régionale en Ile de France jusqu’en 2014, et qui avait au Parti gauche des mandats portant plutôt que les questions de laïcité et d’institutions, s’est retrouvée chargée de communication à la régie des eaux présidée par Régie Revol. De même, Philippe Saurel n’a pas du lire depuis qu’il a nommé René Revol à la régie, les innombrables déclaration ou écrits de René Revol mettant en avant son rôle dans la régie pour montrer combien lui et son parti son attachés à ce sujet .

Plus fondamentalement, René Revol  a  une vision du rôle et du poids des collectivités  locales qui semble fort éloigné de celle de Philippe Saurel : pour René  Revol, suivant en cela les convictions des élus communistes, les seuls niveaux d’administration locale qui vaillent, parce qu’issues de la Révolution Francaise, sont la commune et le département (le maire de Grabels l’a souvent dit lors de ses discours du 14 juillet). Philippe Saurel n’a pas (ou plus), semble-t-il ,cette vison, que je qualifierai de passéiste, de la structuration des collectivités locales, en privilégiant les structures intercommunales (la métropole, qu’il a voulue) et la région (1). Et de ce point de vue accorder un poste de vice président à un élu, René Revol, à l’approche opposée sur le rôle de l’intercommunalité pouvait sembler pour le moins incongru.

D’ailleurs René Revol  est toujours autant  attaché au rôle prééminent de la commune puisqu’il envisage, à l’issue de son éviction, de créer un groupe au sein de la Métropole qu’il compte appeler défense des intérêts communaux et intercommunaux, ce qui revient à dénier toute vision programmatique et donc politique à la structure intercommunale, considérée simplement comme un relais et un financeur des ambitions communales. C’est une vision dépassée du rôle actuel de la métropole (peut-elle se résumer comme la  sommes des intérêts et problématiques communales) dont le mode d’élection doit nécessairement évoluer : élection au suffrage universel direct, sur la base d’un projet politique, au sens gestion de la cité, de l’agglomération toute entière, porté par conséquent par des partis (ou à défaut des courants d’idées) différents ?

Je souscris personnellement à cette évolution inéluctable : car enfin , peut-on considérer comme normal , sur le plan démocratique, qu’une instance comme la métropole, aux multiples compétences agissant sur la vie quotidienne des administrés (urbanisme, déplacements,  transports en commun, voirie, eau, assainissement, déchets, grands équipements et manifestations  sportifs et culturels, piscines et médiathèques), dotée d’un pouvoir fiscal important (taxe d’habitations, taxe foncière, taxe ordures ménagères, taxes sur les entreprises, versement transports)  ne soit pas élue au suffrage universel direct, sur la base d’un projet clair d’agglomération ? Aujourd’hui le conseil de métropole  résulte uniquement  d’un agrégat d’élus, issus d’une inscription sur une liste municipale et composés de la majorité et l’opposition d’élus avant tout communaux, et  sans projet d’ensemble pour le territoire métropolitain.. En ce sens, Philippe Saurel anticipe ce mode électif et se met en ordre de bataille, avec une majorité à sa main et partageant ses options politiques . Et face à cela , il est alors logique ne mettre à l’écart un vice président comme René Revol qui place avant tout la commune comme première instance de pouvoir local, même si elle est aujourd’hui dépourvue de la majeure partie des compétences modifiant la vie quotidienne des habitants. Une structure intercommunale dépolitisée est un mythe, auquel veulent bien croire (ou faire croire) ou les naïfs ou les plus politisés des élus : René Revol  fait partie de cette seconde catégorie : hyper engagé , membre dirigeant d’un parti intransigeant, ou le machiavélisme constitue un des maitres mots, ii a l’art de faire croire que ses engagements et ses actions en tant qu’élu local se situe en dehors  de ces champs politiques ou politiciens. La aussi de ce point de vue, lui qui tape et tapait à tout bout de champ dans ses déclarations politiqués, hier sur Manuel Valls, aujourd’hui sur le Président Macron, être le vice Président de Philippe Saurel, qui s’est toujours situé dans ce champ de la sociale démocrate, donc vallsiste, aujourd’hui logiquement macroniste, était également incongru.

Ce qui pourrait être toutefois reproché, et à juste titre, à Philippe Saurel, c’est son soudain changement de pied par rapport à ses vices présidents évincés et en particulier à René Revol. Car enfin, combien de foi les grabellois ont-ils entendu  le président de la métropole, à l’occasion de différentes inaugurations dans la commune, encenser son vice président grabellois et vanter ses qualités et son travail en tant que vice président, en particulier sur la régie de l’eau ?

Ecouter les propos dithyrambiques de Philippe Saurel sur René Revol lors de l’inauguration de l’achat du château de Grabels en juin 2015 : 

 Après tant de déclarations et de preuves d’amour, durant 3 ans, la soudaine et inattendue litanie des critiques et des reproches fait un peu….bizarre    : René Revol a beaucoup de défauts en matière e gestion politique locale : vision passéiste des institutions locales, ,double jeu (docteur Jekyll et Mister Hyde comme le surnommait Georges Frêche),  utilisation de ses fonctions pour assouvir sa soif de pouvoir, et pour cultiver une certaine forme de clientélisme lui permettant de faire propager ses idées d’extrême gauche, mais il a la qualité d’être constant dans son management politique local. Et tout homme politique avisé se rend bien compte des caractéristiques  old school du maire de Grabels et de sa politique : Étonnant tout de même que Philippe Saurel ait mis 3 ans à se rendre compte de tout cela et à en tirer les conséquences de cette manière aujourd’hui !

(1) Je dis semble t-il car les prises de position passées du candidat Philippe Saurel lors des municipales,  en particulier sur la Métropole, n’ont pas été aussi claires que cela et on ne peut pas exclure que ses prises de positions actuelles  en faveur de la Métropole et de la région relèvent aussi (et davantage ) de l’opportunisme politique plutôt que d’une conviction bien ancrée en la matière  (comme l’avait Georges Frêche par exemple, pourfendeur depuis toujours du département).

18/05/2017

Quand René Revol se plaint d'une décision de justice touchant à son porte monnaie personnel

Midi Libre rapportait le 23 avril que René Revol avait perdu son recours contre le partenariat public-privé pour construire puis exploiter la gare de la Mogère.

Télécharger l'article de ML : ML 2017-04-23.pdf

Dans un récent communiqué reproduit par la correspondante de Midi Libre sur son compte Facebook, (https://www.facebook.com/MidiLibreGrabels/) le maire de Grabels, qui précise que ce recours avait été engagé à titre privé, annonce qu’il va faire appel de ce jugement. Mais le propos central de son communiqué est de se plaindre de la sévérité de la justice à son encontre : pensez donc, le tribunal, comme il est d’usage l’a condamné à verser 1500 € à chacun des parties attaquée, soit un montant total de 3000 €.

Communiqué de René REVOL

"Gare de la Mogère : Ma détermination ne faiblit pas sur ce dossier.

Par jugement en date du 20 avril 2017 et par ordonnance en rectification d’erreur matérielle du 5 mai 2017, le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête déposée en ma qualité de Conseiller de Montpellier Méditerranée Métropole, à l’encontre du projet de gare de la Mogère et notamment contre les montages contractuels et financiers corollaires.

Le Tribunal a considéré que le recours déposé était tardif en ayant une analyse particulièrement large et permissive de la notion de «formalités de publicité nécessaires » suite à la conclusion d’un contrat de partenariat. Aujourd’hui je ne peux que désapprouver cette décision en m’appuyant sur l’article 9 de l’ordonnance du 17 juin 2004 qui précise que dans ce type de procédure, « la personne publique envoie pour publication un avis d’attribution au Journal officiel de l’Union européenne ». Cette publication ouvre les délais de recours, or dans ce dossier un tel avis n’a jamais été publié.

Par ailleurs, le Tribunal Administratif me condamne au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative à verser 1 500 euros à SNCF réseau et 1 500 euros à la SAS Gare de la Mogère. Cette décision est particulièrement discutable car conformément aux dispositions de cet article, « le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ». Dans le cas d’espèce il est particulièrement inéquitable de faire peser sur mes épaules le poids financier de cette instance contre une holding luxembourgeoise qui dispose de fonds publics français sans en assumer sur le territoire la contrepartie fiscale.

En conséquence et pour que le dossier soit examiné au fond et non sur une question de banale procédure, j’envisage d’interjeter appel auprès de la Cour Administrative d’Appel de Marseille. Ma détermination ne faiblit pas sur ce dossier.

Afin de soutenir cette action, que je porte en mon nom et sur mes deniers personnels, j’invite toutes les personnes opposées à ce projet à m’apporter leur soutien financier.

René Revol
Maire de Grabels
Conseiller de Montpellier Métropole Méditerranée"

 

Condamner la partie qui a perdu le recours pour rembourser (pour partie) la partie adverse attaquée est très courante, et les sommes demandées sont classiques (1500 € par entité attaquée). Là ou cela fait manifestement mal à René Revol c’est qu’il s’agit de ses deniers personnels : habituellement, le maire agit au nom de la commune et c’est le budget communal, et donc les contribuables grabellois, qui payent, non seulement les frais d’avocats, mais aussi les condamnations (en général 1500 € à chaque jugement défavorable) pour les parties adverses. Et les contestations au tribunal et les recours perdus sont très fréquents avec René Revol en tant que maire (par exemple l’interminable et très coûteux feuilleton de ses recours contre la SCI Majorelles, sur un permis de 18 logements que le maire avait pourtant initialement accordé sans rechigner). Et sans que ces recours qu’ils engagent ne lui coûtent le moindre €uro…sauf donc pour le recours contre la gare de la Mogère, qu’il a engagé et qu’il doit assumer personnellement

On ne va pas pleurer sur le sort de René Revol : 3000 € cela représente à peine plus un mois de ses 2800 € d’indemnités de vice président de la Metropole : pour payer ces frais, le maire n’aura pas ou très peu à puiser dans ses 2200 € d’indemnité de maire, ni dans sa sans doute confortable retraite d’enseignant agrégé. Pour ma part je ne participerais pas à une sorte de Revol-thon pour éviter à René Revol de financer cette condamnation sur ses deniers personnels. Il faut assumer ses actes !

Cet appel est d’autant plus déplacé que lorsque René Revol attaque ou se défend face à des recours déposés par des contribuables sans indemnités d’élus et sans financement d’avocats par le budget municipal, il sollicite lui-même ces condamnations financières s’il gagne le recours ou ses procès. Peut en témoigner l’ancien journaliste JO Teyssier, de Montpellier Journal, attaqué pour diffamation, à qui René Revol, avec des frais d'avocats payés par la commune, demandait 7000€ de dommages et intérêts, (pour sa propre personne, semble-t-il !) soit près d’un an de salaires du journaliste à l’époque (1) ! Moi-même, lorsque j’étais conseiller municipal d’opposition (sans indemnités donc) et lorsque j’ai contesté au tribunal administratif le refus du maire de pourvoir m’exprimer dans le journal municipal comme la loi en fait obligation, je me suis vu opposé le mémoire de défense de l’avocat de la commune me réclamant ces fameux 1500 € ! Et dans ces cas le maire de Grabels n'a pas tenu compte (il l'a même superbement ignoré) de "l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée" 

 

Dans la série 2 poids 2 mesures et faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais, notre maire est décidément le champion !

 

Note : (1) René Revol a annoncé dans un autre communiqué de presse (17 mars 2017) que "par délibéré du 16 mars 2017, le tribunal correctionnel de Montpellier a déclaré coupable Monsieur Jacques Olivier TEYSSIER des faits de diffamation publique envers Monsieur René Revol, Maire de Grabels  citoyen chargé d'un mandat public par la parution directe sur le site Montpellier journal le 5 février 2015 d'un article intitulé "René Revol fait un beau cadeau foncier à un entrepreneur du bâtiment". Il a été condamné à verser une amende de 1 000 € avec sursis et des dommages-intérêts à Monsieur René Revol"

Dans Montpellier Journal, Jacques Olivier Teyssier indique : " D’après ce qu’on m’a dit (j’attends la notification officielle), j’ai été condamné à 1000 € d’amende avec sursis et 800 € de dommage et intérêts à verser à René Revol. Cette décision ne me satisfait évidemment pas car je persiste à dire que mon travail était sérieux. Je pourrais faire appel mais même en cas de victoire, le coût en frais d’avocat (obligatoire en appel) et en énergie dépasserait les 800 € demandés sans compter que je suis passé à autre chose (et je ne le regrette pas). J’attends maintenant avec impatience la décision argumentée du tribunal. René Revol peut aussi décider de faire appel."

http://www.montpellier-journal.fr/2016/03/ou-en-sont-les-...

14/12/2015

Résultats des élections régionales 2015 à Grabels, par bureau de vote

Les résultats des élections régionales sur la commune de Grabels, par bureau de vote (1er et 2ème tour) montrent une forte implantation du Front National, en particulier sur le vieux village et les faubourgs (bureau 1 ), moins forte dans le quartier populaire de La Valsière (bureau 4) où le taux de participation est toutefois nettement plus faible. Le second tour confirme cette situation avec une progression, en % et en nombre de voix, du Front National, dans tous les bureaux de vote. L’Union de la Droite (Républicains, UDI, MODEM) reste stable en % sur les 2 tours alors que le report de voix du groupe très composite (PS/PRG, Verts-Front de gauche, et Saurel) vers la liste fusionnée Delga/Onesta n’a pas été parfait.

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