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28/07/2017

Une bien curieuse politique de lecture publique …et un passe droit en matière d’autorisation d’urbanisme ?

En matière d’urbanisme, René Revol se proclame intransigeant, affichant l’image d’un maire respectant scrupuleusement les dispositions légales. A l’occasion des multiples contentieux qu’il engage ou dont il se défend en matière d’urbanisme le maire de Grabels fait état de sa supposée rigueur.

Alors quand on découvre, au hasard de la consultation des publications légales , 2 avis de dépôt, l’un portant sur uen demande préalable, l’autre sur une autorisation de travaux, effectués le 10 juillet dernier et concernant des travaux d’aménagement de l’ancienne mairie en « Bibliothèqye (sic) de prêt de livres, on tombe des nues.

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Pourquoi ? Parce que cela fait au moins 2 ans que le maire annonce et ce,  de manière de plus en plus appuyée, que la bibliothèque associative de Grabels va déménager au rez de chausse de l’ancienne mairie et qu’il s’agit là d’un investissement structurant et essentiel, tant en matière de politique culturelle que de maintien d’une activité dans le centre du village et dans l’ancienne mairie. Et pour réaménager  des locaux, comme changer de fenêtre ou autres travaux dans un immeuble sans créer de surface supérieur à 20 m2, il faut ce qu’on appelle une déclaration préalable pour autoriser le demandeur (l a mairie, propriétaire des murs) à effectuer ces travaux . Une déclaration préalable c’est une sorte de permis de construire très simplifié  quand on procède à de petits travaux d’aménagement ?  Comme dans toute demande  de document d’urbanisme, il faut attendre l’autorisation (signature du maire) pour commencer les travaux. Dans ce cas de figure, à la date de la demande, les travaux sont quasi terminés, l’inauguration des nouveaux locaux, annoncés depuis plusieurs mois, aura lieu le 8 septembre, à la rentrée. Que penserait et comment réagirait le maire de Grabels s’ il constatait qu’un citoyen a terminé des travaux nécessitant une demande préalable alors que la demande autorisant ces travaux n’aurait même pas été encore déposé ? Je vous laisse imaginer.

Deuxième constat à la lecture du document : la demande porte sur les travaux de réaménagement de l’ancienne mairie en  bibliothèque SANS LECTURE SUR PLACE (cette précision figure à la fois pour la demande préalable et pour l’autorisation de travaux. Superbe illustration ( ?) de la politique culturelle initiée par René Revol (et son adjointe  à la culture Nancy Chamussy ? Hou, hou, Nancy es-tu là ?) : les nouveaux locaux de la bibliothèque ne pourront donc pas accueillir des habitants (des gens come dirait l’ami du maire, JL Mélenchon) qui souhaiteraient profiter de ce lieu pour lire ! En fait on ne pourra fréquenter la bibliothèque que pour emprunter fissa des livres ! Pas de possibilité de prévoir des coins lectures pour les adultes ou les enfants comme cela se fait dans toute médiathèque/ bibliothèque (ou dans toute politique de lecture publique comme on dit maintenant)  digne de ce nom ! Pas de possibilité d’organiser des lectures aux enfants comme l’association avait prévu de le faire en lien avec les écoles de Grabels . Non car la demande préalable précise bien que cette demande ne concerne qu’un réaménagement de locaux en bibliothèque sans lecture sur place.

On se dit : ce n’est pas possible, René Revol , incontestable homme de lettres, qui ,par exemple, fait état, au conseil de Métropole, après les inondations d’octobre 2014, les trémolos dans la voix, de son désespoir de voir ses chers livres emportés par la crue du Rieumassel ,, ne peut pas concevoir une bibliothèque, une politique municipale en matière de lecture publique, sans espace de lecture pour le public ! Le maire fait des pieds et des mains pour faire rentrer la bibliothèque dans le réseau des médiathèques de l’agglomération, via une convention avec la Métropole et à Grabels, dans le nouvel espace de la bibliothèque, il ne pourra pas y avoir de lecture sur place !

Incompréhensible ! A moins que …pour permettre à la bibliothèque d’avoir un espace de lecture, cela nécessite, de la part du propriétaire des locaux , la mairie donc, d’autres démarches et surtout d’autres aménagements. Peut-être, ou sans doute( ?) la bibliothèque ne sera pas considérée comme un ERP (Etablissement Recevant du Public), soumis à des contraintes strictes en cas de modification des locaux, d’accessibilité aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR) ou de sécurité en matière d’issue de secours. En matière d’autorisation d’urbanisme, toute modification se structure d’un bâtiment  ERP nécessite un permis de construire (logique, il faut s’assurer de la sécurité future du public fréquentant des pièces dont la structure porteuse à été modifiée)  : il ya eu des modifications de structure du rez de chaussée de l’ancienne mairie (large percement d’un mur porteur pour faciliter les échanges entre l’ancienne salle du conseil municipal et l’ancien hall d’accueil de la mairie) et ces travaux n’ont pas donné lieu à permis de construire : donc les locaux de la bibliothèque ne sont sans doute pas considérés comme un ERP ; pas d’obligation donc concernant l’accès aux PMR ; paradoxe alors que le dernier conseil municipal était justement consacré aux investissements facilitant l’accessibilité des bâtiments publics aux PMR ! , pas d’obligation stricte en matière d’évacuations en sortie de secours, pas de visite régulière de la commission de sécurité, etc, etc…

Et pourquoi le maire, très fier de présenter ces nouveaux locaux comme un investissement structurant le cœur du village, n’a-t-il pas fait en sorte de transformer ces anciens locaux en ERP ? Parce qu’il n’y a pas  pensé ? Ou plutôt parce que la situation financière de la commune est très dégradée et que les investissements pour une bibliothèque en ERP sont beaucoup plus couteux ? La bibliothèque, et plus généralement la politique culturelle municipale en particulier celle en matière de lecture publique serait-elle, elle  aussi, touchée par les conséquences  financières désastreuses de la nouvelle Mairie et de la place Jean Jaurès,  à 10 M€ ?

Quoiqu’il en soit, que deviendra une bibliothèque sans pouvoir offrir un espace de lecture à ses adhérents, sauf à se mettre dans une situation illégale et hors champ des assurances (car nul doute que cette interdiction de lecture sur place figurera, surement ne tout petit, dans la convention qui sera proposée par la commune  à l’association gérant la bibliothèque) ? Comment la bibliothèque pourra-t-elle organiser des accueils d’enfants des écoles dans un espace qui n’est pas autorisé pour la lecture sur place ?

.Je souhaite ardemment me tromper mais alors pourquoi cette précision dans les demandes obligatoires en matière d’urbanisme pour transformer les locaux de l’ancienne mairie ?

 Si les faits me donnent raison, alors cet investissement se révèlerait être un nouveau fiasco à porter au crédit de cette nouvelle majorité municipale, cette fois ci sur la plan culturel

02/07/2017

L’éviction de René Revol de sa vice présidence à la métropole est-elle justifiée ?

Sauf revirement de dernière minute, René Revol  ne devrait plus être, avec 6 autres de ses collègues,  vice président à l’issue du conseil de métropole extraordinaire du 5 juillet prochain.

La principale raison, évoquée initialement, mise en avant et vigoureusement combattue par René Revol résulte du refus du maire de Grabels (et de ses 6 autres collègues VP) de rejoindre le groupe des macronistes et apparentés au sein du conseil de métropole que le président Saurel entend mettre en place.

Pour René Revol, d’autres raisons plus profondes expliquent cette mise à l’écart : le président Saurel mentionne , comme cela est rapporté ce matin dans Midi libre, le fait que René Revol  fasse un procès à la métropole contre l’implantation de la gare de la Mogère. René Revol’ a contesté le partenariat public privé (dans lequel figure la métropole de Montpellier), chargé de financer la construction de la gare. René Revol  a été débouté lors du premier jugement mais il a annoncé qu’il allait faire appel. Même si le maire de Grabels  va sans doute mettre en avant le fait qu’il conteste ce montage à titre personnel et non en tant que vice président (argument spécieux, il ne pouvait évidemment pas se parer de sa qualité de vice président pour contester le montage soutenu par le président de la métropole), c’est sans soute un fait sans précédent : un vice président, qui, de mémoire,  ne s’est jamais prononcé, en sa qualité d’élu métropolitain,  CONTRE une délibération, , ayant pour objet , de près ou de loin , à la  gare de la Mogère et qui, parallèlement, conteste au tribunal le montage financier de ce projet (au passage on « appréciera » le courage ( !) politique de notre maire).

Quand Philippe Saurel déclare (cf Midi Libre) : «  comment voulez vous que je conserve un vice président qui fait un procès à la métropole, et qui fait appel du jugement en sa défaveur ? », objectivement difficile de lui donner tort : la gare de la Mogère (et son aménagement urbain périphérique) est  un des projets phare de la métropole. Que René Revol le conteste c’est évidemment son droit : mais dans ce cas, il aurait du en tirer les conséquences et refuser ou démissionner depuis bien longtemps de son poste de Vice président.

Télécharger l'article de Midi Libre de ce jour : 2017-07-02-Grisette.pdf

René Revol se comporte vis-à-vis de la gare de la Mogère comme il l’a fait vis-à-vis de la création de la métropole : quand il s’agit de voter sur ces sujets en conseil de métropole, il ne s’oppose pas : il n’a jamais en tant que  conseiller d’agglo, voté contre la transformation de l’agglo en métropole,( il s’est abstenu) ; et par derrière, il s’arrange pour montrer à son électoral (et à le faire savoir) qu’il s’y oppose : il a fait voter son conseil  municipal sur ce point qui , heureux hasard, s’est prononcé en 2014 contre la métropole. Lors de la précédente mandature, en 2012, il avait déjà fait le même coup disant partout qu’il était contre la hausse de la taxe d’habitation d’agglo, voulue par JP Moure,  alors que, absent du conseil ou ce point était voté, il avait laissé son suppléant  (Richard Campos, décédé depuis) lire un texte, préparé à l’avance, expliquant l’abstention de la ville de Grabels. Les grabellois avisés n’ont pas été dupes de ce double jeu.

Philippe Saurel évoque, dans la Gazette de Montpellier, une autre raison de la mise à l’écart de René Revol  de son poste de Vice président : sa crainte que la Régie des eaux, présidée par René Revol  se « transforme en base arrière du mouvement mélenchoniste (un audit étudiera les embauches réalisées par la régie) ou tout au moins soit utilisée comme argument électoral pour les prochaines échéances municipales ».

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Le président de la métropole semble découvrir la lune : les grabellois savent depuis longtemps, grâce à Midi Libre, comment René Revol a utilisé la régie des eaux pour « recaser » au sien de cette régie, une ancienne dirigeante du parti de Gauche, très très proche de Jean Luc Mélenchon : Pascale Le Néouannic, puisque c’est elle dont il s’agit, avait dans un premier temps été embauchée en  novembre 2014  à la mairie de Grabels pour « faciliter le passage en métropole ». Les finances communales étant déjà dégradées, c’est donc tout « naturellement » que cette attachée territoriale, offsetiste de métier,  conseillère régionale en Ile de France jusqu’en 2014, et qui avait au Parti gauche des mandats portant plutôt que les questions de laïcité et d’institutions, s’est retrouvée chargée de communication à la régie des eaux présidée par Régie Revol. De même, Philippe Saurel n’a pas du lire depuis qu’il a nommé René Revol à la régie, les innombrables déclaration ou écrits de René Revol mettant en avant son rôle dans la régie pour montrer combien lui et son parti son attachés à ce sujet .

Plus fondamentalement, René Revol  a  une vision du rôle et du poids des collectivités  locales qui semble fort éloigné de celle de Philippe Saurel : pour René  Revol, suivant en cela les convictions des élus communistes, les seuls niveaux d’administration locale qui vaillent, parce qu’issues de la Révolution Francaise, sont la commune et le département (le maire de Grabels l’a souvent dit lors de ses discours du 14 juillet). Philippe Saurel n’a pas (ou plus), semble-t-il ,cette vison, que je qualifierai de passéiste, de la structuration des collectivités locales, en privilégiant les structures intercommunales (la métropole, qu’il a voulue) et la région (1). Et de ce point de vue accorder un poste de vice président à un élu, René Revol, à l’approche opposée sur le rôle de l’intercommunalité pouvait sembler pour le moins incongru.

D’ailleurs René Revol  est toujours autant  attaché au rôle prééminent de la commune puisqu’il envisage, à l’issue de son éviction, de créer un groupe au sein de la Métropole qu’il compte appeler défense des intérêts communaux et intercommunaux, ce qui revient à dénier toute vision programmatique et donc politique à la structure intercommunale, considérée simplement comme un relais et un financeur des ambitions communales. C’est une vision dépassée du rôle actuel de la métropole (peut-elle se résumer comme la  sommes des intérêts et problématiques communales) dont le mode d’élection doit nécessairement évoluer : élection au suffrage universel direct, sur la base d’un projet politique, au sens gestion de la cité, de l’agglomération toute entière, porté par conséquent par des partis (ou à défaut des courants d’idées) différents ?

Je souscris personnellement à cette évolution inéluctable : car enfin , peut-on considérer comme normal , sur le plan démocratique, qu’une instance comme la métropole, aux multiples compétences agissant sur la vie quotidienne des administrés (urbanisme, déplacements,  transports en commun, voirie, eau, assainissement, déchets, grands équipements et manifestations  sportifs et culturels, piscines et médiathèques), dotée d’un pouvoir fiscal important (taxe d’habitations, taxe foncière, taxe ordures ménagères, taxes sur les entreprises, versement transports)  ne soit pas élue au suffrage universel direct, sur la base d’un projet clair d’agglomération ? Aujourd’hui le conseil de métropole  résulte uniquement  d’un agrégat d’élus, issus d’une inscription sur une liste municipale et composés de la majorité et l’opposition d’élus avant tout communaux, et  sans projet d’ensemble pour le territoire métropolitain.. En ce sens, Philippe Saurel anticipe ce mode électif et se met en ordre de bataille, avec une majorité à sa main et partageant ses options politiques . Et face à cela , il est alors logique ne mettre à l’écart un vice président comme René Revol qui place avant tout la commune comme première instance de pouvoir local, même si elle est aujourd’hui dépourvue de la majeure partie des compétences modifiant la vie quotidienne des habitants. Une structure intercommunale dépolitisée est un mythe, auquel veulent bien croire (ou faire croire) ou les naïfs ou les plus politisés des élus : René Revol  fait partie de cette seconde catégorie : hyper engagé , membre dirigeant d’un parti intransigeant, ou le machiavélisme constitue un des maitres mots, ii a l’art de faire croire que ses engagements et ses actions en tant qu’élu local se situe en dehors  de ces champs politiques ou politiciens. La aussi de ce point de vue, lui qui tape et tapait à tout bout de champ dans ses déclarations politiqués, hier sur Manuel Valls, aujourd’hui sur le Président Macron, être le vice Président de Philippe Saurel, qui s’est toujours situé dans ce champ de la sociale démocrate, donc vallsiste, aujourd’hui logiquement macroniste, était également incongru.

Ce qui pourrait être toutefois reproché, et à juste titre, à Philippe Saurel, c’est son soudain changement de pied par rapport à ses vices présidents évincés et en particulier à René Revol. Car enfin, combien de foi les grabellois ont-ils entendu  le président de la métropole, à l’occasion de différentes inaugurations dans la commune, encenser son vice président grabellois et vanter ses qualités et son travail en tant que vice président, en particulier sur la régie de l’eau ?

Ecouter les propos dithyrambiques de Philippe Saurel sur René Revol lors de l’inauguration de l’achat du château de Grabels en juin 2015 : 

 Après tant de déclarations et de preuves d’amour, durant 3 ans, la soudaine et inattendue litanie des critiques et des reproches fait un peu….bizarre    : René Revol a beaucoup de défauts en matière e gestion politique locale : vision passéiste des institutions locales, ,double jeu (docteur Jekyll et Mister Hyde comme le surnommait Georges Frêche),  utilisation de ses fonctions pour assouvir sa soif de pouvoir, et pour cultiver une certaine forme de clientélisme lui permettant de faire propager ses idées d’extrême gauche, mais il a la qualité d’être constant dans son management politique local. Et tout homme politique avisé se rend bien compte des caractéristiques  old school du maire de Grabels et de sa politique : Étonnant tout de même que Philippe Saurel ait mis 3 ans à se rendre compte de tout cela et à en tirer les conséquences de cette manière aujourd’hui !

(1) Je dis semble t-il car les prises de position passées du candidat Philippe Saurel lors des municipales,  en particulier sur la Métropole, n’ont pas été aussi claires que cela et on ne peut pas exclure que ses prises de positions actuelles  en faveur de la Métropole et de la région relèvent aussi (et davantage ) de l’opportunisme politique plutôt que d’une conviction bien ancrée en la matière  (comme l’avait Georges Frêche par exemple, pourfendeur depuis toujours du département).